Formation en alternance

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Quatre types de contrats pour l'alternance

Note : les informations sont issues du site objectif-alternance.fr. Veuillez svp vous y référer pour des données qui ne seraient plus à jour.

Le contrat d'apprentissage est le plus répandu dans l'enseignement supérieur. Ces apprentis postbac représentent 12,4 % de l'ensemble des apprentis tous niveaux confondus. Quand on sait qu'en 1992, ils étaient à peine 2,3 %… 
Le contrat d’apprentissage dure de un à trois ans (avec 1 500 heures en centre de formation d’apprentis pour les BTS). 
Quant aux contrats en alternance, près de 6 800 jeunes en contrat de qualification à la rentrée 1999 avaient au moins le bac (environ 39 100 en contrat d’adaptation et 1 545 en contrat d’orientation). 
Mais attention ! nombre de formations sous alternance ne donnent pas, à l’arrivée, un niveau d’études supérieur au niveau d’études initial du jeune, notamment lorsqu’il s’agit de formations qualifiantes. 
Le contrat de qualification s’applique davantage aux jeunes qui ont du mal à s’insérer sur le marché de l’emploi. Il dure de six mois à deux ans (25 % du temps en centre de formation). 

Le contrat d’adaptation s’adresse aux jeunes demandeurs d’emploi. C’est un complément de formation visant à faire coïncider les études et le marché du travail (contrat à durée indéterminée ou déterminée de six mois à un an, avec 200 heures de formation). 

Le contrat d’orientation est notamment destiné aux bacheliers ou à ceux qui ont quitté le premier cycle de l’enseignement supérieur sans diplôme. Son but : aider à l’orientation professionnelle (contrat à durée déterminée de six ou neuf mois, dont au moins 156 heures consacrées à l’orientation et à la formation). 

Quel que soit le type de contrat que vous choisirez en fonction de votre cas précis, il vous faut trouver l’entreprise dans laquelle vous allez mettre en pratique ce que vous apprendrez dans votre centre de formation. Vous devez être inscrit dans l'établissement qui dispense cette formation, avoir entre 16 et 25 ans quand votre contrat débute* et vous procurer auprès de la médecine du travail un certificat d'aptitude à exercer les fonctions que l'on vous assigne dans votre entreprise d'accueil. 


Diplôme, titre homologué ou formation qualifiante…

Avec un diplôme national (BTS, DUT, DEUST, licence, maîtrise…), vous pourrez continuer vos études à un niveau supérieur. 
De même, avec un titre homologué au niveau III (bac + 2), vous aurez la possibilité d'accéder à une formation de niveau II (bac + 3 ou 4). 
Si vous optez pour une formation qualifiante ou une qualification professionnelle reconnue par une branche professionnelle ou une convention collective, vous pourrez, par la suite, suivre une formation dans la même branche. Votre choix sera alors plus restreint, mieux vaut avoir bien défini votre projet professionnel et n'avoir aucun doute quant au secteur et au métier visés. 
Maintenant, demandez-vous où vous souhaitez étudier et travailler, quelle région vous attire. 
Il est préférable d’habiter, si c'est envisageable, près de votre centre de formation et de votre entreprise d'accueil pour éviter la fatigue liée au temps de transport… et être ainsi plus performant !


… aux niveaux de formation de votre choix

Prêt pour l'alternance directement après le bac ? 
Si vous souhaitez vous orienter vers une filière d'études courtes en deux ans, vous aurez le choix entre les BTS qui se préparent en lycées, les DUT proposés dans les IUT et les DEUST dans les universités. 
Pour devenir comptable puis, pourquoi pas, expert-comptable, vous pouvez commencer par obtenir en deux ans le DPECF. 
Ensuite, vous pourrez continuer votre cycle en alternance pour obtenir le DECF (deux ans) et un an après, le DESCF. 
Certaines écoles d'ingénieurs et écoles de commerce qui s'intègrent directement après le bac proposent un cursus en alternance. 
Pour ceux qui ne se sentiraient pas prêts pour l'alternance dans l'immédiat, mais que ce concept séduit, il est possible de suivre une formation en apprentissage après un bac + 2 – une spécialisation en un an de type DNTS, licence professionnelle ou DU après un cycle court – ou de continuer son cycle d'études longues en vue d’obtenir une licence, puis une maîtrise telles les MSG, MST ou MIAGE. 
Certaines formations dispensées au sein des IUP (trois ans d'études après un bac + 1) sont aussi ouvertes à l'apprentissage. 
Dernières possibilités afin d'aboutir à un bac + 5, intégrer une école d'ingénieurs ou une grande école de commerce après une prépa ou en admission parallèle après un bac + 2 pour trois ans d’études. 
Ou encore, finaliser ses études après un bac + 4 par un DESS (un an), un DRT (deux ans) ou un DU de troisième cycle (un an). 
Quelques mastères (un an après une grande école de commerce ou d'ingénieurs) sont aussi proposés en alternance.

Quels contrats pour quels secteurs d’activités ?

L’industrie fait la part belle aux contrats d’apprentissage tandis que le tertiaire privilégie les contrats en alternance. 
Ainsi, les contrats d’apprentissage sont utilisés à 60 % par des entreprises du secteur industriel et de la construction, un quart de celles-ci étant dans le domaine de l’agroalimentaire et de l’alimentation. 
Dans le tertiaire, un tiers des sociétés qui font appels à de jeunes apprentis sont dans le commerce et la vente. 
À l’inverse, les contrats de qualification sont signés dans 75 % des cas par des entreprises du tertiaire : plus d’un quart d’entre elles font partie du secteur du commerce et presque 20 %, des services aux entreprises. 
L’industrie ne signe que 15 % de contrats de qualification. De même, six entreprises sur dix qui intègrent des jeunes sous contrat d’adaptation font partie du secteur tertiaire avec 20 % de services aux entreprises et 20 % de sociétés commerciales. 
Quant aux contrats d’orientation, les deux tiers sont utilisés par des entreprises du tertiaire, dont un quart de sociétés de commerce et 18 % de sociétés de services aux entreprises.

Alternance : comme un entretien d’embauche

La tâche se complique pour ceux qui optent pour une formation en alternance : contrat d’apprentissage, contrat de qualification, ... Vous devrez non seulement convaincre l’organisme de formation mais aussi l’entreprise qui va vous accueillir quelques jours par semaine en tant que salarié. Comme une formation en alternance peut déboucher sur une embauche définitive, l’employeur cherchera – comme lors d’un recrutement – une adéquation entre le profil du candidat et le poste confié. Les critères de sélection sont donc plus stricts que lors d’un entretien de motivation. Autrement dit, un vrai parcours du combattant : convocation des candidats le matin en pool, pour une réunion d’information ; tests de personnalité ; entretien collectif avec simulation d’une vente, puis entretien individuel. Ici, on ne vérifiera pas seulement votre motivation mais votre aptitude à exercer un métier précis. Parfois les entretiens sont communs entre le centre de formation et l’entreprise. Parfois ils se suivent mais ne se ressemblent pas...


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